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Fermeture éclair | Fermeture éclair |
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Arrêter la lecture : Fermeture éclair
Parlons , si vous le voulez-bien sans détour. J’ai du cul, je n’ai pas dit j’ai de la chance cela eut été moins parlant. Le thème de mon propos aujourd’hui ? Mes fesses. Vous êtes comme moi? Vous pensez que votre derrière sert uniquement à s'asseoir? Détrompez vous! Lisez ce qui suit et vous conviendrez aisément que votre popotin peut dans certains cas, dans quelques situations d’extrême urgence, se révéler un puissant refermeur de porte. Hier, en fin de journée, je me dévêtais tranquillement dans la salle d'eau .Je m'accordais donc un moment rien que pour moi, un petit moment-plaisir que je ne boude jamais. Je prenais le temps malgré le froid de la pièce mal chauffée d'ôter un à un les dix couches de vêtements que j'avais mis une heure le matin à choisir. Permettez moi une petite parenthèse, un petit conseil entre nous : Si votre compagnon de vie tout comme le mien se plaind régulièrement du monopole que vous avez instauré sur cette salle de bain , s’il se plaint de ne pouvoir en jouir ne serait ce que quelques minutes le temps de se brosser les dents par exemple,notifiez lui que lors des câlins, des préliminaires, il est bien heureux de vous effeuillez comme une jolie fleur aux pétales minutieusement coordonnés. Si cela ne suffit pas à le calmer, si cela ne suffit pas à le faire patienter gentiment dites lui que s'il a pris soin d'étudier avec moult intérêt le guide des couleurs et des matières que vous lui avait fourni lors de votre deuxième rendez vous, il sait sans que vous ne disiez mot, que ce jour les anglais ont débarqués, que cet autre vous étiez disposée à vous laisser butiner par lui , ou bien que vous étiez ce soir comme ces fleurs gobe mouches c'est-à-dire à éviter au maximum. La parenthèse étant fermée, poursuivons le récit. J'ôtais donc maintenant mon string mais ce canaillou de bout de tissu avait un peu de mal à franchir le cap du talon. Je me baissais donc, très élégamment bien sur, faites moi confiance sur ce point. L'élastique du dit cache sexe se laissait étirer et victorieuse je le lançais dans la panière de linge sale. Nue comme un verre (et non comme un bol) je cherchais ma nuisette sur la pater encombrée .mais évidemment elle n'y était pas ! L'assise de la chaise appelait alors ma main et m'offrait négligemment posée l'étoffe recherchée. Quelle douceur sous mes doigts!quel plaisir de pressentir le confort et la chaleur d'un lit à venir! Un rai de lumière envahit soudain la pièce, la musique des enfants me parvenait comme si le lecteur était posé à mes cotés, l'air glacé du hall d'entrée inondait mes reins!une fraction de seconde me suffit pour comprendre :la porte vient d'être ouverte! Je ne cherchais alors même pas à savoir par qui, non, d'un élan instinctif, je peux même dire violent j'effectuais une avancée du bassin puis une projection arrière phénoménale de mes fesses sur la porte.Le bruit de la gâche qui cogne le chambranle couvrit les quelques mots bredouillés par l'intrus.Serait cela le grand moment de solitude dont parle tant et si bien Jean- marie Bigard? La chaleur dégagée par ce magnifique et tant à propos mouvement de fesses m'avait rendue moite .La montée d’adrénaline avait été explosive et calorifère. Vinrent alors les questions: -était ce bien la voix de Jef que j'avais entendue ? - Devrais je informer ma fille que son petit ami n'est en fait- qu'un vulgaire imposteur, un gros matou capable de descendre les escalier intérieurs sans faire craquer les marches? -étais je trop à mon plaisir pour entendre quoi que ce soit? Je tachais de me convaincre d'une chose Il n'avait rien vu J'en étais sure, enfin presque, j'avais confiance en ma rapidité d'action-réaction. J'enfilais ma nuisette et chaussais mes mules. Deux ou trois fois, rapidement Je secouais la tête faisant virevolter mes longues boucles ébène. Je me massais ensuite un peu les tempes:et tentais de remettre ainsi en place mes idées. Le but était, vous l’avez compris de me redonner une contenance certaine ou plutôt une certaine contenance. Je sortais de la salle de bain. Comment devrais je me comporter maintenant ? Devrais je aller le trouver ? Devrais je me glisser dans un trou de souris ? Qu’auriez vous fait à ma place ? Jef? Tu avais besoin de quelque chose?"dis-je en sortant de la salle d’eau. J'entrais ensuite dans le salon .J'y trouvais le jeune homme assis sur le canapé. Il osait alors ces quelques mots: je suis désolé, vraiment désolé mais je n’ai rien vu, non non rien vu, je vous promet, je n’en n’ai pas eu le temps, je suis désolé, mais enfin vous ne pourriez pas faire un peu plus de bruit lorsque vous êtes dans une pièce ? Je ne pouvais deviner que vous étiez là. Et le verrou ? Il ne fonctionne plus ? De lui ou de moi selon vous qui était le plus gêné ? Je ne saurais le dire. Son embarras était épais, épais à couper au couteau .Et là je me suis dit : ohlala mon petit Jef, mon petit chat, tu m’offre sur un plateau d’argent l’occasion de te taquiner !comptes sur moi je ne vais pas la rater ! Je l’interrompais et me lançais avec régal dans une longue et spectaculaire tirade: -« surtout Jef ne t'inquiètes pas, ne sois pas jaloux, je t'apprendrai le petit coup de rein, le petit plus qui fait la différence .Toi aussi, en cas de besoin tu sauras réagir promptement .Avec un peu d'entraînement tu sera le roi du coup de cul -refermeur de porte. Mais en attendant ce jour, très cher reconnais à haute et intelligible voix que j'ai du cul non ? » Tout droits réservés - copyright 2008 ©http://lepaginaire.o-n.fr Reproduction et modification interdites.
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