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Nota bene | Nota bene |
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Arrêter la lecture : Fébrilement il fouilla une dernière fois ses poches, en vain… -« C’est toujours comme ça quand on en a besoin ! Pas moyen de garder un stylo à portée de main ! Je n’ai pourtant pas changé de veste ! Il devrait être là bon sang ! Concentres toi Richard ! Ce n’est pas le moment de flancher, pas le moment de dormir debout ! Le véhicule est un espace vert, vite vite, fais quelque chose. Relèves son numéro ! Dans la rue des crissements de pneus et un pare-chocs maintenant qui s’éloigne. Les chiffres et les lettres sont de moins en moins visibles. La voiture, le chauffard tourne dans la rue adjacente. C’est fichu ! Richard se précipite. Le piéton blessé est une jeune femme. Allongée sur l’asphalte elle semble inconsciente. -Il faut la couvrir, se rappeler des gestes qui sauvent ! Mais Richard n’est plus tout jeune et il panique. Sa mémoire n’est plus ce qu’elle était dans le temps. Il ôte rapidement sa veste et la dépose sur le corps. La rue est déserte. Que faire d’autre en attendant les secours ? Rien, Richard ne fais rien d’autre car il ne sais plus. « 7 7 7 7 ! Il répète ce chiffre, Cette histoire est une histoire de fou. Et ça n’arrive qu’à moi des trucs pareils ! 7 horrible ce qui se passe. 5 5 5 ! Cinq minutes plus tard et il aurait tout manqué ! Oui cinq minutes plus tard et ce pauvre piéton gisait seul sans secours ! À crever peut être comme un chien dans le caniveau ! 5 5 5 ! Jamais deux sans trois et comme deux plus trois font cinq ! Oui cela se vérifie encore ! Hier j’aidais cette vieille dame à porter ses courses. Sous le poids des commissions, l’anse de son panier avait lâché. Et la pauvre mamie peinait horriblement à s’en retourner jusque chez elle. Le soir même je récupérais ce moineau tomber du nid. Meurtri par la chute, juste là au pied du vieux chêne il piaillait si fort de douleur. et maintenant ça ! Mais ça va s’arrêter quand tout ce bazar ! 6 6 6 ! Si j’aurais su j’aurais pas venu ! Mais non je ne peux pas dire ça, on est sur terre pour aider son prochain ou pas ? A A A ! Aidez moi mon dieu, là j’ai besoin de vous ! Si c’est un test, une épreuve que vous m’imposez, je l’accepte bien sûr mais fallait me prévenir, je ne suis pas préparé à de telles angoisses. Vous avez confiance en moi puisque vous m’avez placé là mais moi j’ai peur ! Si peur de ne pas être à la hauteur ! Alors écoutez ma prière mon Dieu !
A A A ! amen amen amen !!! 22 22 22 ! 22 voilà les flics! Ouff ce n’est pas trop tôt ! On ne peux pas dire que ce sont des flèches ceux là ! »
-Monsieur ! Monsieur ! vous m’entendez ? Venez avec nous maintenant, il ne faut pas rester là c’est dangereux. Mais Richard ne bougeait pas, il restait assis sur le bord du trottoir mouillé. Il restait sourd aux recommandations du jeune pompier qui s’adressait à lui. Il ne sentait pas non plus les mains fermes qui le saisissaient sous les aisselles afin de l’allonger sur le brancard placé juste à ses cotés. Il répétait inlassablement ces phrases « Cette histoire est une histoire de fou ! Cinq minutes plus tard et il était trop tard ! Jamais deux sans trois ! Si j’aurais su j’aurais pas venu ! Aidez moi mon Dieu, amen ! Vingt deux vla les flics ! »
Il répétait encore et encore ces mots. Il n’abandonnait pas son leitmotiv même après qu’on lui ai placé le masque à oxygène sur le visage. L’appareil englobait parfaitement son nez et sa bouche. Il assourdissait sa voix rendant ses paroles inaudibles. Alors, dans un élan de rage Richard arrachait l’assistance respiratoire qui l’empêchait de s’exprimer. Il hurla : «mais vous ne comprenez rien ! Verte, Immatriculation, voiture, l'espace, 7556 AA 22. Le numéro 7556AA22 ! » -Mais oui monsieur on vous emmène à l’hôpital. Tout va bien se passer,vous êtes entre de bonnes mains maintenant. Respirez calmement, tranquillisez vous on s’occupe de tout. Disait posément le pompier. Sur le trottoir non loin de là, Un enfant se baissait et ramassait quelque chose.Ca brille, c’est joli, ça a l’air précieux, pensait-il. Sur le capuchon il pouvait lire deux initiales : R C. Le petit garçon pressa le pas. D’un coup d’œil rapide, il choisît parmi la foule des uniformes une gendarmette à qui parler de sa trouvaille. -« Madame, j’ai trouvé ça là-bas. Il est à qui ce stylo ? » Tout droits réservés - copyright 2008 ©http://lepaginaire.o-n.fr Reproduction et modification interdites.
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