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Et tant que j’y suis

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Et tant que j’y suis

Aujourd’hui,   J’ai décidé d’être efficace, je n’ai pas le choix, j’ai tant de chose à régler ! Et j’en viendrai à bout. Avec un peu de méthode je devrais pouvoir faire face.

Sans mon taux de caféine quotidien je ne suis bonne à rien je commence par charger la machine à café. Je cherche mon bol  préféré dans le placard. Il n’y ai pas.. Je me souviens avoir fait tourné le lave-vaisselle hier soir. Je l’ouvre je prend mon bol, et tant que j’y suis j’entame de ranger cette vaisselle toute propre. Je fais vite, un verre m’échappe  des mains et se casse. Je dois alors m’occuper de ramasser les bris qui jonchent le sol jusque dans le salon.

Doucement je m’écarte du lave vaisselle et me rend compte que je suis pied-nu. Ce n’est pas prudent. Je décide d’aller dans ma chambre afin d’y chausser mes mules.  Je les trouve sous mon lit du coté gauche. Et tant que j’y suis  j’en profite pour ouvrir mon lit, tapoter les coussins et  aérer la pièce. Mes vêtements de la veille sont là sur le dossier de la chaise. Je les emmène dans la salle de bain, dans la corbeille de linge sale,. Celle-ci est pleine à craquer.  Je trie rapidement: la couleur d’un coté, le blanc de l’autre. Et tant que j’y suis pourquoi ne pas lancer   une machine? Allez c’est parti pour une machine de blanc. Mais j’ai laissé dans l’entrée le bidon de lessive que j’ai acheté avant-hier. Je vais donc le prendre sur l’étagère. Ohlala ces enfants ! Une paire de chaussure traîne au sol devant l’étagère. La boue de la semelle à séché durant la nuit et  repose maintenant, marron, devant l’étagère. C’est dégoûtant ! Je ne peux laisser cette tache. Si quelqu’un venait cela  ne ferait pas très accueillant.

Tout en ouvrant le petit placard, celui qui est juste à  coté de l’étagère à chaussures pour prendre ce dont j’ai besoin pour nettoyer, je me souviens  avoir laisser  à sécher dans la petite courette tout ce nécessaire : pèle et balayette, balai brosse et serpillière, tout est  encore là-bas.

Je sors sur le perron, je descends les trois  petites marches qui mènent dans la courette Un coup de vent, une rafale fait claquer derrière moi la porte d’entrée.

 Le verrou est vieux. Sous le choc,  il s’est mis en travers. Je suis bloquée à l’extérieur.

Je m’assied en tailleur sur mon paillasson,  et tant que j’y suis je fais la faquir  sur son tapis de clous : ça fonctionne très bien  tellement les poils drux du dit paillasson transpercent le tissu de ma chemise de nuit et me rentrent dans la peau. Mais ce n’est pas grave.

En tailleur, pouces et index joints sur mes genoux j’essaie de rester zen . J’évite de penser qu’il est huit heures du matin, que je suis bloquée dehors de chez moi en chemise de nuit, que je n’ai pas pris mon petit café, que les bris de verres jonchent la cuisine, que la machine de linge n’a pas démarré son  programme de blanc, que les chaussures traînent toujours dans le couloir et que la tache de boue est toujours là.

Je me répète comme un mantra :  

Pas grave ce qui ne se fait pas aujourd’hui se fera demain !


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