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Sur la plage
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Ce texte m’a été offert par mon frère Bernard.
Lorsque je l’ai lu, j’ai beaucoup ri. Je l'ai donc accepté, mis dans ma poche, puis dans ma tête. Avec sa permission, je l’ai un peu retravaillé, replacé dans mon style d’écriture. J’avoue m’être beaucoup amusée à l’enregistrer parce que je gardais en tête  que cet épisode de vie, c'est du vécu, du comique de situation.
Sur la plage

  Nous avons tous, à des degrés peut-être différents, en nous ce coté voyeur qui nous fait vivre parfois pour ne pas dire souvent de grandes  et magnifiques choses.

     Vous avez certainement connu ces beaux jours d’été   sur la plage. Vous êtes sur une petite plage sympathique, vous êtes en famille et heureux de l’être, heureux de jouir du soleil, de la détente et des bains de mer.
Vous jetez un petit coup d’œil autour de vous, coup d’œil au départ simplement curieux, lequel devient parfois critique ou intéressé.
Vous avez donc rencontré vous aussi cet homme et cet femme que nous nommeront pour l’occasion les envahisseurs. Mais si vous  les avez forcément cottoyés de près.

            Ils arrivent sur le sable chargés on ne pourrait faire mieux. Ils s’installent calmement mais sûrement et là vous commencez à paniquer, j’irais même jusqu’à dire que vous manquez d’air parce  qu’en quelques secondes ils grignotent le moindre centimètre carré de votre espace vital, à tel point que très vite ils feront partie intégrante de votre famille.. Et s’ils vous montaient dessus, s’en apercevraient ils au moins ? Leur but est il de vous renvoyer dans vos foyers ? 


    Une demie heure plus tard vous vous dites quand même, quelle organisation et surtout quelle patience pour déballer tout sa !
Vous  vous tournez discrètement vers les membres de votre famille. D'un œil interrogateur vous cherchez   auprès d’eux du réconfort et des réponses :
Ces gens seraient-ils tout d‘abord passé sur le marcher afin de dévaliser tous les stands ? Cela expliquerait qu’ils soient tellement chargés.
Si oui vous vous dites alors que vous êtes nulles, que vous avez oublié que ce jour le marchand d’olives  variées est présent sur la grand-place et que vous n’y êtes pas allé. L’apéro estival, celui que vous ne manqueriez pour rien au monde, l’apéro mémorable entre tous est en train de s’éloigner.
Mais vous ne vous attardez pas, vous sentez que quelque chose d’intéressant est en train de se passer. Vos yeux retourne sur le couple.

      Ces envahisseurs abattent sous vos yeux leur dernière carte en  vous livrant  un fabuleux et extraordinaire changement de maillot! Les voila, qu'ils vous tirent de je ne sais ou, deux serviettes venues tout droit d'un autre temps. Et tenez vous bien, un élastique  est cousu sur une  des extrémité.
    Vous n’êtes pas déçus du spectacle.  Vous n’êtes pas  au bout de votre ébahissement car cet homme et cette femme entame une parade bien huilée, indice cent pour cent camouflage : ils entreprennent ce que nous appellerons  la parade synchronisée des abat jours.
     Vous ouvrez grand les yeux : chacun disparaît sous sa serviette tubulaire, faisant ressortir sa tête à travers le trou supérieur. Deux abat-jours viennent de naître,  gesticulant, trébuchant parfois mais  c’est un tel bonheur d’ingéniosité que vous en restez bouche bée.
L’homme se révèle plus rapide forcément il a moins de chose à ôter. Il est prèt  le premier, et semble fier de sa performance.....
Il s’extrait de son abat-jour vous faisant découvrir son maillot de bain, lequel semble venir d’un autre temps. Il lui moule fortement  bien les parties d’autant que cet homme  le fait remonté jusqu’à mi-ventre.
    Qu’il est beau le coq, qu’il est fier  le paon!   On dirait qu’il a encore quinze ans. Le voilà qui se dirige vers la mer, pénètre dans l’eau, plonge et s’inculque tout seul comme un grand un magnifique plat. Il en est tout rouge, premier coup de soleil  non imputable au soleil ; la grande classe quoi.


    La femme, vous la trouvée   faiblarde maintenant. Elle est tellement fatiguée par toutes ces manipulation ses gesticulations qu’elle  finie par s'écrouler telle une lumière que l'on viendrait d’éteindre.
    Elle a coupé la lumière mais pas le son : la voilà qui se met à crier. El hurle à son cher et tendre qu’elle en a marre et qu’elle veux rentrer.
Elle se répète car le cher et tendre est trop loin et trop sourd pour entendre sa belle lui ordonner de revenir se sécher  et se rhabiller.
A cet instant, vous vous demandez ce que vous, vous êtes capables de faire, sans vous en rendre compte, et qui laisse les autres bouche bée.

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Commentaires (1)
1. 26-10-2009 16:39
 
je les ai vu cet été sur la plage, et le pire c'est qu'ils se reproduisent à vitesse grand V
 
aline

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